L’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, et tout particulièrement la traite d’enfants en Asie, a bénéficié d’une attention plus marquée des ONG et des gouvernements en raison de la gravité du problème. Des efforts concertés ont été faits pour faire face au problème qui touche nombre de pays dans la région, et plus particulièrement à la traite transfrontalière dans la région du fleuve Mékong ainsi qu’au tourisme sexuel impliquant des enfants. L’exploitation d’enfants via les nouvelles technologies et l’environnement cybernétique a toutefois été largement ignorée en dépit de la pénétration rapide du marché par ces nouvelles technologies. L’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales est répandue dans plusieurs pays de l’Océanie, mais le problème n’est pas suffisamment reconnu. Des études dans certains pays des îles du Pacifique font état de sujets tabous et de certaines pratiques traditionnelles comme l’adoption et le mariage d’enfants qui ont favorisé une certaine tolérance de ces problèmes dans les sociétés.

Les lieux où la prostitution des enfants se déroule incluent les sites touristiques (hôtels, boîtes de nuit, bars et maisons closes) les sites industriels (les sites d’exploitation forestière et minière) et les ports pour les bateaux de pêche. L’existence du tourisme sexuel impliquant des enfants, la traite d’enfants à des fins sexuelles et la pornographie mettant en scène des enfants ont aussi été signalés. Il est urgent de renforcer les lois et les mécanismes pour protéger les enfants contre l’exploitation sexuelle à des fins commerciales. De nombreux gouvernements et ONG de la région coopèrent pour étudier les problèmes et les mesures nécessaires pour y remédier.

Le travail d’ECPAT dans la région s’est concentré sur le soutien aux structures gouvernementales et la collaboration avec les ONG pour développer, mettre en œuvre et surveiller les Plans d’action nationaux. ECPAT travaille aussi à appuyer les coalitions émergentes d’ONG travaillant contre l’ESEC dans la région et à leur offrir une plateforme pour partager leurs bonnes pratiques et expériences dans le combat contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. Les nations insulaires de l’Océanie ont également accru leur implication dans des fora de recherche et de renforcement de capacités afin de développer leurs connaissances et compétences pour combattre l’ESEC.