L’Agenda pour l’action de Stockholm exige des Etats qu’ils développent des Plans Nationaux d’Action contre l’Exploitation Sexuelle des Enfants à des fins Commerciales (ESEC). L’élaboration de tels plans nécessite des structures gouvernementales et de protection de l’enfance qu’elles se réunissent et analysent la situation des enfants dans leur propre pays afin de déterminer les besoins et concevoir des stratégies pour y faire face.
Un Plan National offre à chacun un outil avec lequel travailler : quelque chose pour estimer les résultats.
Un Plan National permet à tous les acteurs de travailler ensemble vers des objectifs précis.
Un Plan National permet que la prise en charge des enfants vulnérables soit vue de manière holistique. Par exemple, il ne sert à rien de vouloir sortir des enfants de la prostitution si aucune structure n’est prévue pour les accueillir. A travers l’élaboration du plan, les auteurs doivent bien réfléchir au contenu.
Certains pays ont développé des plans couvrant tous les droits des enfants. D’autres ont élaboré des plans conçus pour la mise en application de la Convention 182 de l’OIT contre les pires formes du travail des enfants. D’autres encore ont développé des plans spécifiquement contre l’ESEC, en conformité avec l’Agenda pour l’action de Stockholm. Chaque pays décidera pour lui-même comment aborder la prise en charge et la protection des enfants selon ses priorités et le niveau de protection existant.
Le meilleur plan sera celui qui impliquera non seulement les ministères d’Etat et les institutions judiciaires et policières, mais aussi les ONG et associations de protection ou groupes travaillant pour les enfants. Le droit de parole des enfants doit également être prévu dans l’élaboration du plan national. Plus les acteurs de protection seront impliqués, plus ils s’« approprieront » le plan, le rendant ainsi plus dynamique et pouvant être réalisé de manière efficace.