Dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), l’existence même de l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales est niée. Les tabous sur ce sujet constituent un obstacle majeur au combat systématique du phénomène, tout comme les différentes définitions de ce qu’est l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. Par exemple, dans plusieurs cas, les mariages précoces sont légitimés et ne sont pas considérés comme une forme d’exploitation sexuelle. Les recherches dans certains pays démontrent que les enfants de la rue sont souvent victimes de prostitution, bien que peu de cas de réseaux organisés aient été reliés à l’exploitation d’enfants pour des services sexuels et pour d’autres types d’abus. L’exploitation sexuelle d’enfants se manifeste aussi sous forme de tourisme sexuel impliquant des enfants et de matériel pornographique mettant en scène des enfants, mais peu d’informations sont disponibles pour en mesurer l’ampleur. Hormis quelques rares exceptions, les lois en vigueur n’ont pas de disposition contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.
ECPAT cherche à travailler avec les gouvernements, les ONG et les autres acteurs pour renforcer le réseau afin de combattre l’ESEC dans la région et pour entreprendre des recherches afin de mieux comprendre la nature et les manifestations de l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. ECPAT a procédé à des analyses de la situation en Égypte, au Tchad, en Tunisie, au Maroc, en Mauritanie et au Yémen, en plus de fournir un soutien à des gouvernements, aux ONG locales et au secteur privé pour le développement de Plans d’action nationaux pour contrer l’ESEC.
















